

Une forteresse du IIIe millenaire
Une projection dynamique, originale et novatrice
Depuis le 18 Juillet 2010, la forteresse royale de Chinon offre à ses visiteurs un nouveau parcours de visite agrémenté de nombreux dispositifs interactifs. Le projet comprend l’aménagement de huit salles dans les logis royaux ainsi qu’un parcours extérieur.Globalement, le projet s’inspire d’un style médiéval ré-interprété au travers d’une écriture contemporaine. Le choix des matériaux et le design original doivent évoquer le caractère nomade et éphémère de certaines cours royales médiévales.Dans les quatre premières salles un dispositif de projection de films est mis en place : une manière de plonger le spectateur au coeur des actions.Il s’agit de fictions courtes (4mn environ) et muettes, véritables oeuvres cinématographiques créées spécialement pour le projet par Benjamin Sylvestre, directeur artistique (scénariste et réalisateur). Ces fictions évoquent les événements marquants des époques traversées par la forteresse.Un parti pris artistique qui consiste à éviter le documentaire ou la reconstitution historique pour privilégier le registre émotionnel.Dans ce contexte, et pour privilégier le registre émotionnel, le rôle scientifique de la maîtrise d’ouvrage (comité scientifique) est primordial pour garantir le respect de la cohérence historique. Les scénarii ont été affinés par le directeur artistique en collaboration avec le comité scientifique. Les repérages (sites naturels et châteaux) effectués au cours de l’hiver 2008 par Benjamin Sylvestre ont été accompagnés et orientés par la responsable de la forteresse de Chinon.Le parcours scénographique des logisRez-de-chaussée
![]() Une projection dynamique, originale et novatrice : - Salle 1, les écrans sont disposés au sol, - Salle 2, un couloir de projection formé par des écrans verticaux, - Salle 3, deux couples d’écrans disposés aux angles de la salle, - Salle 4, un seul grand écran comportant en incrustation des écrans plus petits donnant des détails de la scène principale.
Premier étage des grands combles
Deux salles consacrées au redéploiement de l’ancien musée Jeanne d’Arc de la tour de l’Horloge
Les combles : les réserves visitables du musée Rez-de-chaussée des grands comblesL’interprétation du site et l’histoire de la forteresseEn basse saison, ces salles seront accessibles indépendamment depuis l’extérieur et pourront être utilisées pour le travail pédagogique avec les groupes scolaires. Une salle munie de six pupitres multimédia sera mise à disposition du public pour approfondir ses connaissances. Le menu d’accueil sera à la fois géographique, thématique et historique.
La dernière salle présentera l’évolution du site au travers des collections archéologiques et iconographiques. On peut la qualifier selon Frédéric Casanova de salle d’interprétation muséographique qui insiste sur le destin et les représentations de la forteresse à travers le temps, son abandon, sa redécouverte et sa revalorisation par les travaux d’archéologie et de restauration. La sortie s’effectue par la grande porte à double battant du rez-de-chaussée des grands combles. LE PARCOURS EXTÉRIEURLe livret-guide, un outil de visite intéractif
Bien que le visiteur soit entièrement libre de son parcours, un livre guide l’accompagne tout au long de sa visite. Sa couverture renferme une puce RFID (puce électronique) permettant de déclencher les bornes sonores ou interactives. Son emplacement est marqué par un logo qu’on retrouve sur les bornes et le mobilier. La puce est programmée au préalable dans la langue choisie. Des bâtons en acier émaillé sont installés dans les logis royaux et dans les tours. Ils servent de renvois visuels à une partie du livre-guide par un système de couleurs et d’onglets. Les textes explicatifs du livret sont présentés dans l’ordre de visite le plus logique : du fort Saint-Georges vers les logis royaux, le Coudray, la tour d’Argenton et la tour des Chiens. Un travail de mise en lumièreLa misé en lumière des tours de Boissy, du Coudray, d’Argenton et des Chiens mettent en valeur l’architecture. Ce travail de scénographie est complété dans certains niveaux par une borne sonore. Dans le parc, trois zones d’assises délivrant des messages sonoresLes thématiques choisies : Jeanne d’Arc, les templiers, la construction au Moyen-Âge. En extérieur des bancs sonores sont équipés d’un lecteur RFID et de bas parleurs intégrés offrant leur diffusion à 2 ou 3 personnes simultanément.
Trois dispositifs de réalité augmentée Le bâtiment neuf, conception Hervé Beaudouin et Benoît Engel Architectes
Il constitue la partie la plus visible et la plus spectaculaire de ce programme. Un bâtiment totalement contemporain défini désormais l’entrée principale de l’ensemble de la forteresse et abrite acceuil, salles d’exposition, billeterie et boutique. L'installation éphémère, conception Tiphaine HameauLe fort Saint-Georges est un site archéologique enfoui destiné à se transformer en jardin : le site a été fouillé entre 2003 et 2008, puis les vestiges découverts ont été à nouveau enfouis pour garantir leur conservation. Peu à peu la nature a repris ses droits sur ces remblais qui avaient été remués mais n’étaient jamais sortis de l’enceinte du fort Saint-Georges. Un nouveau cortège végétal est en train de reconquérir le château ! C’est donc un lieu en pleine mutation et un bel exemple de bio diversité qui s’offre à nous.
Les plantes, sont considérées, au même titre que les vestiges archéologiques, comme un patrimoine local et historique ! Un inventaire botanique a permis de constater que beaucoup de plantes à usage médicinal ont d’ores et déjà (re)colonisé le site: chélidoine, fenouil, bouillon blanc, benoite, sureau, vesce, églantier. Elles étaient toutes présentes et utilisées à l’époque médiévale ! Tiphaine Hameau se présente comme un observateur du dehors, un peu jardinier, un peu artiste, un peu botaniste. Poser le regard et révéler l’existant sont ses deux leitmotiv. Il a déjà participé à des programmes de valorisation de friches industrielles et/ou d’espaces en chantier. Il s’est également investi dans des ateliers gourmands et des projets pédagogiques. Assistant de 2002 à 2006 de Liliana Motta, artiste botaniste, il propose ses propres créations depuis 2007. Il exerce aussi son art du bon ménage sur des parcelles privées. |
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