Précédent
Suivant

Une forteresse du IIIe millenaire

 Une projection dynamique, originale et novatrice

Depuis le 18 Juillet 2010, la forteresse royale de Chinon offre à ses visiteurs un nouveau parcours de visite agrémenté de nombreux dispositifs interactifs.

La réalisation de ce projet a été confiée au scénographe Frédéric Casanova et à Michel Kouklia (Ubiscène). Un comité scientifique a été créé pour encadrer le projet et dialoguer en permanence avec le muséographe et le scénographe (Bruno Dufay, archéologue et chef du service départemental de l’archéologie, Julie Pellegrin, conservatrice du patrimoine et chef du service des monuments et musées départementaux, Marie-Eve Scheffer, archéologue et responsable de la forteresse royale de Chinon).

Le projet comprend l’aménagement de huit salles dans les logis royaux ainsi qu’un parcours extérieur.

Globalement, le projet s’inspire d’un style médiéval ré-interprété au travers d’une écriture contemporaine. Le choix des matériaux et le design original doivent évoquer le caractère nomade et éphémère de certaines cours royales médiévales.

Dans les quatre premières salles un dispositif de projection de films est mis en place : une manière de plonger le spectateur au coeur des actions.

Il s’agit de fictions courtes (4mn environ) et muettes, véritables oeuvres cinématographiques créées spécialement pour le projet par Benjamin Sylvestre, directeur artistique (scénariste et réalisateur). Ces fictions évoquent les événements marquants des époques traversées par la forteresse.

Un parti pris artistique qui consiste à éviter le documentaire ou la reconstitution historique pour privilégier le registre émotionnel.

Dans ce contexte, et pour privilégier le registre émotionnel, le rôle scientifique de la maîtrise d’ouvrage (comité scientifique) est primordial pour garantir le respect de la cohérence historique. Les scénarii ont été affinés par le directeur artistique en collaboration avec le comité scientifique. Les repérages (sites naturels et châteaux) effectués au cours de l’hiver 2008 par Benjamin Sylvestre ont été accompagnés et orientés par la responsable de la forteresse de Chinon.

Le parcours scénographique des logis

Rez-de-chaussée

4 salles / 4 films / 4 périodes clef de l’histoire du site / 4 grands personnages :
- salle 1 : Foulques IV, "le Réchin",
- salle 2 : Henri II Plantagenêt,
- salle 3 : Philippe Auguste,
- salle 4 : Jeanne d’Arc.
   

Forteresse Chinon Projection dynamique
Une projection dynamique, originale et novatrice :

- Salle 1, les écrans sont disposés au sol,
- Salle 2, un couloir de projection formé par des écrans verticaux,
- Salle 3, deux couples d’écrans disposés aux angles de la salle,
- Salle 4, un seul grand écran comportant en incrustation des écrans plus petits donnant des détails de la scène principale.


Premier étage des grands combles

Deux salles consacrées au redéploiement de l’ancien musée Jeanne d’Arc de la tour de l’Horloge
Selon le principe de l’accumulation d’objets, l’épopée et le mythe de Jeanne d’Arc sont évoqués, de Domrémy au bûcher en passant par Chinon, à travers la mise en scène d’une collection d’objets d’arts originaux des XVIIIe, XIXe et XXe siècles (bronzes, statues, faïences, etc.). La riche collection iconographique présentera les différentes facettes attribuées à notre héroïne au fil des siècles.
 

Salle 5, musée Jeanne d'Arc : table centrale avec socles au centre pour éléments statuaires

Les combles : les réserves visitables du musée
Elles se déploient sur deux salles. Une rotation des oeuvre est nécessaire dans un souci de conservation. Ceci impose donc des espaces adaptés aux réserves. Ces salles accueilleront également à terme un espace dédié aux chercheurs (centre de documentation, bibliothèque spécialisée).

Rez-de-chaussée des grands combles

L’interprétation du site et l’histoire de la forteresse
En basse saison, ces salles seront accessibles indépendamment depuis l’extérieur et pourront être utilisées pour le travail pédagogique avec les groupes scolaires. Une salle munie de six pupitres multimédia sera mise à disposition du public pour approfondir ses connaissances. Le menu d’accueil sera à la fois géographique, thématique et historique.

Salle 7, un ensemble de 6 bornes interactives présentant
un récapitulatif des connaissances sur le site.
 

La dernière salle présentera l’évolution du site au travers des collections archéologiques et iconographiques. On peut la qualifier selon Frédéric Casanova de salle d’interprétation muséographique qui insiste sur le destin et les représentations de la forteresse à travers le temps, son abandon, sa redécouverte et sa revalorisation par les travaux d’archéologie et de restauration. La sortie s’effectue par la grande porte à double battant du rez-de-chaussée des grands combles.

LE PARCOURS EXTÉRIEUR

Le livret-guide, un outil de visite intéractif

4 salles / 4 films / 4 périodes clef de l’histoire du site / 4 grands personnages :
- salle 1 : Foulques IV dit le Réchin,
- salle 2 : Henri II Plantagenêt,
- salle 3 : Philippe Auguste,
- salle 4 : Jeanne d’Arc.
 
Livret-guide  

Bien que le visiteur soit entièrement libre de son parcours, un livre guide l’accompagne tout au long de sa visite. Sa couverture renferme une puce RFID (puce électronique) permettant de déclencher les bornes sonores ou interactives. Son emplacement est marqué par un logo qu’on retrouve sur les bornes et le mobilier. La puce est programmée au préalable dans la langue choisie. Des bâtons en acier émaillé sont installés dans les logis royaux et dans les tours. Ils servent de renvois visuels à une partie du livre-guide par un système de couleurs et d’onglets. Les textes explicatifs du livret sont présentés dans l’ordre de visite le plus logique : du fort Saint-Georges vers les logis royaux, le Coudray, la tour d’Argenton et la tour des Chiens.

Un travail de mise en lumière

La misé en lumière des tours de Boissy, du Coudray, d’Argenton et des Chiens mettent en valeur l’architecture. Ce travail de scénographie est complété dans certains niveaux par une borne sonore.

Dans le parc, trois zones d’assises délivrant des messages sonores

Les thématiques choisies : Jeanne d’Arc, les templiers, la construction au Moyen-Âge. En extérieur des bancs sonores sont  équipés d’un lecteur RFID et de bas parleurs intégrés offrant leur diffusion à 2 ou 3 personnes simultanément.

Trois dispositifs de réalité augmentée
Par réalité augmentée on entend une image fixe sur laquelle on rajoute d’autres éléments reconstitués. Techniquement, il s’agit d’une photo prise exactement depuis l’emplacement du viseur, sur laquelle on rajoute des éléments réalisés en 3D (personnages ou architectures disparues). Les deux premiers viseurs sont placés face à la salle dite de la Reconnaissance et proposera une reconstitution de cette partie détruite des logis royaux. Le troisième viseur est placé sur la terrasse de la tour d’Argenton et orienté vers la machine de levage avec en fond la Vienne.

Le bâtiment neuf, conception Hervé Beaudouin et Benoît Engel Architectes

Il constitue la partie la plus visible et la plus spectaculaire de ce programme. Un bâtiment totalement contemporain défini désormais l’entrée principale de l’ensemble de la forteresse et abrite acceuil, salles d’exposition, billeterie et boutique.
Le projet des architectes Hervé Beaudouin & Benoît Engel architectes respecte parfaitement la silhouette générale de la forteresse, en vision lointaine. Le caractère contemporain s’affirme lorsque l’on s’approche. Cette double lecture est la spécificité du projet. Vu du pont, le nouveau bâtiment est volontairement très simple, voire minimaliste, la façade étant traitée dans la continuité des remparts. Sous le signe de la modernité et de l’intégration dans le paysage, le bâtiment de deux niveaux s’inscrit parfaitement sur le plateau du fort Saint-Georges.
Sa perception depuis la tour de l’Horloge est tout aussi importante que la vision d’ensemble du site. C’est pourquoi le toit, tout comme les façades, est conçu comme une continuité visuelle du plateau, et végétalisé pratiquement en totalité.

L'installation éphémère, conception Tiphaine Hameau

Le fort Saint-Georges est un site archéologique enfoui destiné à se transformer en jardin : le site a été fouillé entre 2003 et 2008, puis les vestiges découverts ont été à nouveau enfouis pour garantir leur conservation. Peu à peu la nature a repris ses droits sur ces remblais qui avaient été remués mais n’étaient jamais sortis de l’enceinte du fort Saint-Georges. Un nouveau cortège végétal est en train de reconquérir le château ! C’est donc un lieu en pleine mutation et un bel exemple de bio diversité qui s’offre à nous.

Les plantes, sont considérées, au même titre que les vestiges archéologiques, comme un patrimoine local et historique ! Un inventaire botanique a permis de constater que beaucoup de plantes à usage médicinal ont d’ores et déjà (re)colonisé le site: chélidoine, fenouil, bouillon blanc, benoite, sureau, vesce, églantier. Elles étaient toutes présentes et utilisées à l’époque médiévale ! Tiphaine Hameau se présente comme un observateur du dehors, un peu jardinier, un peu artiste, un peu botaniste. Poser le regard et révéler l’existant sont ses deux leitmotiv. Il a déjà participé à des programmes de valorisation de friches industrielles et/ou d’espaces en chantier. Il s’est également investi dans des ateliers gourmands et des projets pédagogiques. Assistant de 2002 à 2006 de Liliana Motta, artiste botaniste, il propose ses propres créations depuis 2007. Il exerce aussi son art du bon ménage sur des parcelles privées.

Qualité tourisme Liens et partenaires Plan du site Flux RSS Ajouter aux favoris Envoyer à un ami Mentions légales Conseil Général 37